• 07.02.2019 20:30
Chapelle, 60’

Ictus

« Si cette ballade de Brahms m'a tant habité, c'est que je ne l'ai plus jamais entendue autrement que dans ma mémoire où elle s'est peu à peu oxydée, comme un objet tombé à la mer », écrit Gérard Pesson au sujet de Nebenstuck. Cet arrangement de l’un des plus grands « tubes » de la musique romantique reproduit l’impression de la mémoire au travail, obsédée par son objet en fuite, lequel devient plus sublime encore d’être vague et insaisissable.

Gavin Bryars, de son côté, tente d’imaginer comment pouvait sonner l’orchestre du Titanic tandis que le paquebot s’enfonçait à jamais dans les flots — ses musiciens, habités par le devoir, continuant d'enchaîner des hymnes tout empreints de la plus grande noblesse.


PROGRAMME

Gérard Pesson: Nebenstuck,
 pour clarinet et quatuor à cordes 
(1998)
Gavin Bryars: The Sinking of the Titanic
for quatuor à cordes et 
(1969)
Philip Glass: Solos de violon 
d'Einstein on the Beach
 (1976)
Christopher Fox: Clarinet Quintet, 
pour clarinet et quatuor à cordes (1992)